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30 juillet 2014

Les mystérieux diamants du volcan Tolbachik

C'est une nouvelle étonnante qui est parue en janvier de cette année mais qui n'a, étrangement, pas fait de bruit (moi-même je suis tombé dessus complètement par hasard): les laves du Tolbachik émises par l'éruption de 2012-2013 contiennent des diamants!

L'étude a été publiée par une équipe menée par Evgenii Gordeev, de l'Institut de Volcanologie et de Sismologie de Pétropavlovsk, et fait partie d'une série d'articles consacrés à cette éruption, spectaculaire à plus d'un titre, appelée du doux nom de FTE-50 (Fissure Tolbachik Eruption, for the 50th anniversary of the Institut of the Volcanology and Sismology).

8 juillet 2014

Les étranges stalactites et stalagmites du volcan Tolbachik

Le quotidien "Voice of Russia" a publié un article concernant une découverte assez étonnante dans les tunnels de lave du Tolbachik.

Une équipe internationale pilotée par l'Institute of Volcanology and Seismology of Russian Academy of Sciences a découvert dans ces grottes d'un genre un peu particulier, des stalagmites et stalactites qui ne sont pas constituées de lave, comme c'est le cas généralement.
Dans les tunnels de lave en effet, ce que l'on appèle "stalagmites" et "stalactites" résultent de la

3 février 2014

Les actus du jour: Chaparrastique, Tolbachik, Ubinas, Kelut

Chaparrastique/San Miguel, San Salvador, 2130 m

La situation reste instable sur ce volcan. La sismicité manifeste depuis le 27 janvier une sismicité globalement en hausse avec une zone située à environ 1000 m de profondeur sous le flanc nord-ouest du volcan (les secousses se produisent donc, pour une majorité, à peu près au même niveau que le niveau de la mer). Une représentation en 3d montre bien que les secousses se produisent à 2

17 septembre 2013

L'éruption du Tolbachik retracée grâce au MODVOLC: la suite

Le 09 septembre, deux membres du NASA Earth Observatory, Jesse Allen et Robert Simmon, acquierent une image haute résolution du "Groupe du Klyuchevskoy" zone volcanique la plus active du Kamchatka, et dont le Tolbachik est le représentant le plus méridional.

Cette image, prise par l'instrument OLI (Operational Land Imager) embarqué sur le satellite Landsat 8, permet de voir l'exacte extension du champs de lave (zones les plus sombres) produit pendant les 9 mois d'éruption du Tolbachik.
On en voit particulièrement bien les deux lobes :
- le lobe ouest (à gauche) longiligne et très digité
- le lobe est (à droite), plus court et trapu

Zone sélectionnée et annotée par J.Allen et R.Simmon de l'image originale. Image : NASA


Une image satellite de cette qualité a toutefois un point faible: elle plus ou moins figée dans le temps. "Plus ou moins" car, en réalité, on peut lire une chronologie relative sur ce type d'image, c'est à dire repérer des coulées plus anciennes, d'autres plus récentes, sans pouvoir leur donner un âge précis (ce qui constitue une datation dite "absolue"). Mais concernant le champs de lave qui vient de se former, impossible, pour qui n'a pas suivi l'éruption, de distinguer au premier abord si les deux lobes se sont formés en même temps ou l'un après l'autre.
C'est là que les données du MODVOLC sont intéressantes puisqu'elles sont datées. Voyant l'image

16 septembre 2013

L'éruption du Tolbachik retracée grâce au MODVOLC

Actuellement il est difficile de dire si une activité éruptive se poursuit sur Tolbachinsky dol, zone de fissures éruptives ouvertes au sud du volcan Tolbachik. Les données du MODIS exploitées par l'Université de Tokyo continuent de détecter de hautes températures dont on ne sait pas si elles sont le signe de coulées toujours alimentées ou un signal thermique résiduel, rémanent, laissé par l'importante masse de coulées accumulées durant ces mois d'éruption et en cours de refroidissement.
Sur la webcam en tout cas, plus rien n'est visible. La sismicité reste faible et le mot "trémor" n'est plus du tout utilisé par le KVERT.

Modèle Numérique de Terrain du volcan Tolbachik
Modèle numérique en 3 dimensions du massif du Tolbachik. Le nord est en haut. Image : Culture Volcan

Pour ma part, ayant suivi au quotidien cette éruption depuis son commencement, j'ai pensé qu'il serait intéressant d'essayer d'en retracer l'évolution en image. Fasciné par la cartographie (sans être particulièrement spécialisé dans ce domaine par ailleurs) j'ai pensé qu'il serait intéressant de revivre cette éruption grâce au MODVOLC, algorithme développé par l’Institut de Géophysique et de Planétologie d'Hawaï. Ce dernier filtre les données envoyées par les satellites MODIS (AQUA et TERRA) et retient les anomalies thermiques qui possèdent des caractéristiques particulières. Il permet ainsi de trier la multitude de signaux pour isoler ceux qui sont d'origine volcanique. Ces signaux ont l'avantage d'être repérés dans l’espace et le temps: en clair ils possèdent des coordonnées géographiques, une date et une heure d'acquisition.

Exemple de données thermiques fournies par le MODVOLC. Ici l'éruption en cours à Hawaï. Image : MODVOLC

Il ne reste plus ensuite qu'à faire apparaitre ces signaux sur une carte de son choix, puis d'animer le tout pour faire apparaitre progressivement chacune des anomalies détectées entre novembre 2012, départ de l'éruption, et août 2013 pour produire une sorte d'"anomalie thermique globale" de l'éruption.

Voilà le résultat, plutôt marrant je trouve.




Cette vidéo permet en particulier de voir le changement qu'à connu l'éruption en début d'année, lorsque les coulées ont commencé à s’épancher sur le versant est de Tolbachisky Dol. Entre novembre 2012 et janvier 2013 en effet, le fort débit éruptif a provoqué la mise en place de longues coulées qui se sont progressivement accumulées sur le versant ouest, jusqu'à une distance d'environ 15 km. Le débit se stabilisant après la mi-décembre, les coulées ont parcouru moins de distance mais ont continué à s'accumuler sur le versant ouest jusqu'en février. On voit qu'à ce moment de l'éruption, les coulées délaissent le versant ouest et affectent le versant est de Tolbcahinsky Dol. Le débit n'étant pas aussi fort qu'au départ de l'éruption, les coulées ne vont pas aussi loin. Les signaux thermiques s'accumulent alors sur un espace restreint, qui contraste avec la forme très allongée de l'anomalie sur le versant ouest.


Sources:

Les données sont celles du MODVOLC

La carte topographique a été réalisée grâce au logiciel libre Generic Mapping Tool et aux données de topographie ASTER (les données ASTER sont issues de la collaboration entre le METI et la NASA).

La programmation a été réalisée sous linux 10.04 (Lucid Lynx) en shell.

1 septembre 2013

Volcan Tolbachik: l'activité éruptive plus vigoureuse

Dans le dernier rapport du KVERT il est indiqué que le trémor est réapparu, avec une très faible intensité.
J'ai naturellement cherché à savoir si ce trémor était le signe d'une reprise (ou d'une intensification) de l'activité éruptive, ou si il pouvait s'agir d'un "faux signal". Certains faux peuvent en effet être le résultat de conditions météorologiques (le vent peut faire vibrer le sol à des fréquences détectables par les sismomètres) et il était nécessaire pour moi d'avoir des données plus directes, visuelles, afin d'acquérir une certitude.
Or le Kamchatka a été soumis à une météo rude durant plusieurs jours et le ciel ne s'est ouvert qu'aujourd'hui, dévoilant la zone du Tolbachik.
Et en effet une lueur est réapparue au niveau du cône actif.

Incandescence sur le Tolbachik, 02 septembre 2013
Le retour d'une activité éruptive sur Tolbachinsky Dol; 02 septembre 2013 (date locale). Image : KVERT

C'est la preuve que l'activité éruptive connait un regain de vigueur sur Tolbachinsky Dol, mais pour l'instant elle reste relativement modeste. Le niveau d'alerte aviation reste au jaune.

Le professeur Demyanchuk indique que des touristes sur zone le 30 août on pu voir, malgré la très mauvaise météo, une activité strombolienne dans le cône, avec des projections allant jusqu'à une centaine de mètres de haut, mais sur une seule bouche. Le mini lac de lave qui fait les beaux jours de l'activité sur ce cône n'est pas réapparu. Par ailleurs le niveau des coulées dans les tunnels de lave est moins important que lors de la visite précédente du professeur, signe que le débit éruptive s'affaiblit.

Activité strombolienne sur le volcan Tolbachik, 30 août 2013
L'activité strombolienne dans la cône actif, le 30 août. Image: Volkstat.ru

L'éruption n'est donc pas totalement terminée mais continue de s'épuiser progressivement.

Sources : Volkstat.tu; KVERT.

25 août 2013

Eruption du volcan Tolbachik: bientôt la fin?

Il y a peu je faisais la remarque que le vocabulaire employé par le KVERT pour décrire le trémor lié à l'éruption du Tolbachik avait changé: il était passé de "fort" à "modéré".
Il vient de passer à "faible" car, pour la première fois depuis le départ de l'éruption il prend un valeur extrêmement ténue (0.12 mcm/s, alors qu'il n'est jamais descendu à moins de 2.1 mcm/s)  et connait un effondrement qui pourrait être le signe que l'éruption vie ses dernières heures.

Evolution du trémor produit par l'éruption du volcan Tolbachik

L'éruption, si elle n'est pas déjà terminée, ne semble en effet déjà plus très vigoureuse (pas d'incandescence visible au levé du jour le matin du 24 août)
Ce qu'il est impossible à dire c'est évidemment s'il va y avoir des "sursauts", des phases où le trémor va retrouver de la vigueur. La seule certitude que l'on peut avoir c'est que l'activité était toujours bien présente le 21 août, car une équipe de tournage est venue faire des images, accompagnée de Y.Demyanchuk.

Une équipe de tournage sur le volcan Tolbachik, 21 août 2013
L'équipe de tournage sur le bord du cône actif, le 21 août. Image : T.Demuyanchuk

Ce dernier précise que les projections étaient encore propulsées jusqu'à une centaine de mètres de hauteur, faisant fuir les membres de l'équipe de tournage.

Elle semblait encore présente, du moins au niveau des coulées, hier puisque le MODVOLC a relevé un anomalie thermique modérée sur le versant est du Tolbachinsky Dol.

Anomalie thermique sur le volcan Tolbachik, 24 août 2013
Anomalies thermiques sur Tolbachinsky Dol le 24 août 2013. Image : MODVOLC

Il ne reste plus qu'à attendre pour voir comment va évoluer l'activité, si elle reprendra ou non de la vigueur. Le KVERT, quand à lui, garde le niveau d'alerte aviation à l'orange.

MàJ 26 août

La fin de l'activité sur le cône se confirme. La zone est actuellement totalement dégagée de nuages et aucune trace d'incandescence n'est plus visible. Il reste possible que les coulées soient encore alimentées mais il faudra attendre pour en savoir plus.

Comparaison d'images du volcan Tolbachik
Comparaison d'images prises les 21 et 27 août 2013 (26 août en France). Images: KVERT

MàJ 27 août

Le bulletin du KVERT mis en ligne le 26 indique que le niveau d'alerte du Tolbachik a été abaissé d'un cran, passant de l'orange au jaune, après 9 mois d’éruption (elle a débuté le 27 novembre 2012). Les volcanologues confirment l'absence d'incandescence au niveau du cône et indiquent maintenant que l'éruption prend vraisemblablement fin. Le bulletin spécial rédigé pour l'occasion indique que l'anomalie thermique encore visible sur les images satellites peut-être le résultat de coulée encore a haute température mais plus alimentée. Sur le MODVOLC en tout cas ces anomalies ont disparu.

Les anomalies thermiques des éruptions du Shiveluch, du Klyuchevskoy et du Kiziemn hier. Manque le Tolbachik.Image MODVOLC

Une reprise est toujours possible, si une alimentation en magma se produit, mais la diminution progressive de l'activité au cours des derniers mois ne plaide pas en la faveur de cette possibilité.  Il faudra tout de même rester vigilants jusqu'au retour du niveau d'alerte vert, qui signera la véritable fin de cette éruption.


Sources: KVERT; MODVOLC;Volkstat.ru

22 août 2013

Volcans du Kamchatka: le point du jour

L'activité sur la péninsule a connu un regain ces derniers jours avec l'activité du Karymsky le 06 août et le départ d'une nouvelle éruption au Klyuchevskoy le 15 août, portant ainsi le nombre d'éruptions simultanées en cours à 5.


Les volcans en éruption au Kamchatka, 22 août 2013
Les cinq systèmes volcaniques du Kamchatka actuellement en éruption (nord à droite). Image: MODIS/NASA


19 août 2013

Tolbachik: l'éruption tient bon..mais pour combien de temps?

Avez-vous remarqué le changement dans le dernier bulletin du KVERT, celui du 18 août?
Non?
C'est vrai que, jour après jour, ils se ressemblent toujours. Mais en l'occurrence il y a un terme qui a été remplacé: les volcanologues russes indiquent maintenant que la sismicité est "modérée" (moderate) et non plus forte (strong), alors que la valeur du trémor reste pourtant dans la même gamme qu'avant.
Je conviens que l'utilisation d'un nouveau mot est peut-être "accidentelle", bien qu'il soit employé pour la première fois dans l'un des quelques 257 bulletins rédigés pour décrire cette activité, mais je trouve qu'il rend mieux compte de l'état d'esprit des volcanologues sur place. Ces derniers voient bien décliner progressivement l'activité éruptive, comme l'a déjà indiqué à plusieurs reprises Mr Demyanchuk dans ses rapports du site Volkstat.ru. 

Pour autant, l'activité éruptive est toujours là. Un lac de lave continue d'être bien brassé dans le cône actif et projette des lambeaux de lave jusqu'à une centaine de mètres de hauteur. Des coulées, pas très vigoureuses mais bien présentes, sont aussi toujours observées à proximité.

Lac de lave au volcan Tolbachik, 18 août 2013
L'activité dans le cône actif, le 18 août 2013. Image : volkstat.ru

Coulée de lave au volcan Tolbachik, 18 août 2013
Coulées actives près du cône, le 18 août 2013. Image : volkstat.ru

Les touristes aussi continuent d'affluer sur le site pour voir l'éruption mais, comme le déclare Mr Demyanchuk dans son bulletin mis en ligne aujourd'hui: "bientôt ils ne viendront plus".

On peut donc en déduire que les volcanologues russes estiment que l'éruption ne tiendra plus très longtemps. Reste à savoir combien de temps équivaut à "plus très longtemps": encore plusieurs semaines? plusieurs mois? C'est bien sûr impossible à dire et nous ne pouvons que suivre au quotidien cette évolution. Mais, à voir le ton employé par les volcanologues, on peut aussi s'attendre à ce que ça soit moins, l'activité pouvant s'éteindre en quelques dizaines d'heures seulement. En attendant, le KVERT garde le niveau d'alerte aviation à l'orange.

Pour finir, comme à l'accoutumée quand je rédige un post sur Tolbachik, je vous fais passer le graph mis à jour de l'évolution du trémor.

Evolution du trémor du volcan Tolbachik, 19 août 2013
Evolution du trémor depuis le début de l'éruption Image : Culture Volcan


Sources : KVERT; volkstat.ru


28 juillet 2013

Volcans divers : quelques mises à jour

Karangetang, Indonésie, 1784 m

Le VSI a décidé hier d'abaisser le niveau d'alerte du Karangetang (Api Siau): il était en alerte 3 (Siaga) depuis le 08 août 2011 et est donc redescendu  à 2 (Waspada).
Les volcanologues indonésiens en poste à Salili ont en effet noté un affaiblissement de l'activité depuis début juillet. Les projections (activité strombolienne?) qui étaient régulièrement observées ne se sont plus manifestées depuis le 07 juillet et la sismicité liée à cette activité est aussi en déclin.
Depuis l'espace, plus aucun signal thermique n' a été repéré depuis début juin.

Signal thermique sur le volcan Karangetang (Api Siau)
Le dernier signal thermique repéré, le 05 juin dernier. Image : MODVOLC.


White Island, Nouvelle-Zélande, 321 m
 
Le trémor, qui saturait depuis avant-hier les appareils de surveillance, s'est maintenant atténué pour revenir à un niveau plus normal. Aucune activité particulière, par rapport à ce qui a été décrit le 26 juillet ne s'est manifestée pendant cette crise. Le dégazage est resté abondant, et l'incandescence bien présente sur le petit dôme.Il faudra attendre d'autre bulletins du Geonet pour avoir des précisions sur ce qui s'est passé pendant ces deux jours.


Sismogramme du volcan White Island
Le sismogramme de ce matin: la baisse du trémor est évidente. Image : Geonet.


Tolbachik, Russie, 3682 m

L'activité sur l'édifice semble connaitre depuis quelques jours un regain. Le trémor manifeste une assez grand instabilité (progression en dent de scie), pouvant quasiment doubler d'un jour sur l'autre. C'est la première fois depuis le début de la crise qu'il monte un si grande variabilité sur une période aussi longue (plus d'une semaine). La tendance qui se dégage dans cette phase "instable" est une légère hausse, comme permet de le constater le graphique ci-dessous.

Evolution du trémor de l'éruption du volcan Tolbachik
L'évolution de l’intensité du trémor depuis le départ de l'éruption. La seconde partie de juillet montre un trémor plus instable que d'habitude. Image : Culture Volcan

Sur place l'activité se poursuit en tout cas. Depuis l'espace la présence des coulées continue de se manifester par un (modeste) signal thermique.


Signal thermique du volcan Tolbachik
Le signal thermique enregistré hier par le MODVOLC sur la zone du Tolbachik. Image : MODVOLC

Sur le terrain l'éruption continue d'alimenter des coulées et, à en croire les images de la webcam installée à Kozyrevsk, une activité encore vigoureuse dans le cône. L'incandescence sur ce dernier est en effet redevenue assez intense ces derniers jours. Une photo prise le 23 juillet permet de voir à la fois que le cône reste effectivement actif et que les coulées qui s'échappent à proximité sont toujours alimentées, mais progressent en tunnels.
Etonnement, aucune image ne semble être faite au niveau des fronts de coulées.


Incandescence de l'éruption du volcan Tolbachik sur la webcam de Kozyrevsk
Sur la webcam de Kozyrevsk prise hier, l'incandescence du cône est redevenue assez intense. Image : KVERT

Eruption du volcan Tolbachik, 23 juillet 2013
Cette photo prise le 23 juillet permet de voir un tunnel de lave actif (en bas à gauche) et l'activité du cône (au fond). Image : Roman Mel'nik.


Sources : VSI; KVERT; MODVOLC; Geonet

14 juillet 2013

Le point sur l'éruption du Tolbachik

L'activité éruptive est bien toujours présente sur le Tolbachinsky Dol, veste zone de fractures (rift-zone) qui s'ouvre au sud du complexe Plosky-Ostry Tolbcahik. Les données thermiques récoltées par le MODVOLC montrent toujours une anomalie thermique liée à la présence des coulées. La taille de cette anomalies à toutefois fortement diminué ces derniers temps, ce qui peut aussi bien être le résultat d'une baisse du taux d'effusion que des mauvaises conditions météo de ces derniers temps, les nuages bloquant le signal thermique.



Signal thermique du volcan Tolbachik
Le signal thermique  de l'éruption hier, "vu" par le MODVOLC. Image : MODVOLC

Lors d'une mission réalisée tout début juillet, qui avait pour double objectif de faire une série de relevés GPS et d'échantillonner la lave de l'éruption en cours, les volcanologues russes ont pu faire de nouvelles observations concernant cette activité.

Pour prélever, on utilise des outils adaptés à la résistance de la roche. Image : Y. Demyanchuk

Antenne GPS. Image : Y. Demyanchuk



Premier point important: l'activité dans le cône est toujours présente. Le fond du cratère est occupé par le sommet de la colonne de magma, qui affleure. Son dégazage provoque un vigoureux brassage, une activité de type "lac de lave" mais en miniature en quelque sorte. Ce brassage est lui-même à l'origine de projections, essentiellement des bombes (au sens géologique du terme: fragments d'une taille supérieur à 64 mm), qui peuvent monter jusqu'à une centaine de mètres de hauteur.

Vue générale sur l'activité dans le cône. Image : Y.Demyanchuk





Le cône actif entouré de son champs de coulées récentes. Image : Y. Demyanchuk

Le brassage du lac de lave en vue rapprochée. Image Y.Demyanchuk

Second point: côté effusion (coulées), la majeure partie de l'écoulement se fait, visiblement, à une large majorité en tunnels. Si des fronts actifs sont à chercher, il semble en effet que ce soit plutôt à l'endroit où le MODVOLC relève les signaux thermiques, donc à quelques kilomètres au sud-est, en aval. Les coulées en tunnels sont en effet invisibles pour le MODVOLC, seule la lave à l'air libre peut être repérée par le rayonnement thermique qu'elle dégage.


Tunnel de lave sur le volcan Tolbachik
Tunnel de lave dans le champs de coulées du Tolbachinky Dol. Image : Y. Demyanchuk

Au retour de cette mission, le professeur Demyanchuk livre son diagnostique quand au comportement de l'éruption en une courte phrase :"l'éruption du Tolbachik meurt peu à peu". Il semble en effet que l'activité, quoi qu'encore présente, ait semblé moins vigoureuse au volcanologue russe.
L'évolution du trémor, dont la valeur est relevée quotidiennement par le KVERT, est cohérente avec ses observations. Depuis mon précédent point concernant l'activité du Tolbachik, le trémor a poursuivit sa baisse progressive, entamée il y a presque 1 mois.

Evolution du trémor du volcan Tolbachik
Evolution de l'intensité du trémor depuis le départ de l'éruption jusqu'au 14 juillet 2013.


Sources: KVERT; rapport de terrain de Y.Demyanchuk, MODVOLC



8 juillet 2013

Le point sur quelques éruptions en cours


L'activité éruptive se poursuit au Popocatepetl. Depuis samedi l'édifice alimente un abondant panache de gaz dont le contenu en cendres reste globalement faible. Parfois des phases plus explosives produisent des panaches riches en cendres mais ces derniers gardent une taille modeste.
De nuit, l'activité reste parfaitement visible car elle maintient un forte incandescence dans le cratère sommital. Parfois des projections de blocs et bombes retombent en dehors de ce dernier, mais n'affectent que les hautes pentes de l'édifice.
Le dernier bulletin du CENAPRED indique que lors d'un survol effectué hier, les volcanologues ont pu constater la présence dans le cratère sommital d'un nouveau dôme actif, large de 250 m environ.  La seule image disponible actuellement ne permet malheureusement pas de voir la morphologie du dôme en question. S'agit-il d'un dôme "normal", c'est-à-dire d'une masse de lave de très haute viscosité qui a, grosso modo, la forme d'un bol à l'envers? Ou s'agit-il plutôt d'une galette de lave,  faite d'une lave de moindre viscosité? Le détail à son importance car, dans le premier cas, le dôme constituerait un "bouchon" plus efficace.

Panache de gaz du volcan Popocatepetl
L'activité se manifeste en premier lieu par un dégazage très abondant. Le panache est très clair, pauvre en cendres. Image : CENAPRED
Panache de gaz et cendres du volcan Popocatepetl
Parfois quelques explosions produisent momentanément des cendres. Le panache devient alors plus sombre. Image : webcamsdemexico.com

Les explosions les plus importantes arrosent le sommet de l'édifice de bombes incandescentes. Image : CENAPRED
Photo du cratère sommital prise hier. Quelque part dans le panache, le dôme en cours de construction. Image : CENAPRED

Côté population de nombreux problèmes respiratoires et oculaires ont été recensés suite aux quelques

24 juin 2013

Volcan Tolbachik: "l'éruption Duracell"


Le volcan continue d’alimenter son système de coulées au niveau de sa partie sud, Tolbachinsky Dol, zone de fracturation importante (Rift Zone) sur ce volcan. Les coulées se propagent toujours sur le versant est de cette zone mais l'absence d'informations récentes (moins de 15 jours) ne permet pas de se faire une idée précise de la manière dont la situation a évolué depuis début juin.
Quoi qu'il en soit les anomalies thermiques relevées par le MODVOLC indiquent que les coulées actives sont toujours présentes et permettent de supposer que certains fronts de coulées se trouvent peut-être à 5 km de distance du cône actif.

anomalies thermiques du volcan Tolbachik
Les anomalies les plus éloignées (à droite) sont à environ 5 km du cône actif. Image : MODVOLC


Le cône quand à lui, renferme probablement toujours le lac de lave observé fin mai. La webcam, bouchée depuis le 21 juin par une météo exécrable, montrait encore ce jour-là la forte incandescence liée à la présence de ce lac. Cette météo n'empêche pas les satellites de relever, presque quotidiennement, les quantités importantes de SO2 relâchées par cette éruption.


Incandescence du lac de lave du volcan Tolbachik
Forte incandescence liée à la présence du lac de lave dans le cône actif, le 21 juin 2013. Image : KVERT


Anomalies en SO2 dues à l'éruption du volcan Tolbachik
La tâche jaune-marron sur le tiers supérieur de l'image indique les fortes concentrations de SO2 liées à l'éruption. Image : OMI/NASA


Le trémor, après une phase de hausse légère début juin s'est stabilisé à un niveau un peu supérieur à ce qu'il connaissait depuis mi-mai, signe que l'éruption a repris un peu de vigueur au début du mois.

trémor de l'éruption du volcan Tolbachik
Évolution du trémor depuis le début de l'éruption jusqu'à hier. Image : Culture Volcan.

Sources : KVERT; MODVOLC; OMI.

12 juin 2013

Eruptions volcaniques en cours : petit tour d'horizon


Copahue, Chili, 2965 m

Le dernier rapport du SERNAGEOMIN indique que la sismicité du Copahue, toujours en baisse depuis mon précédent post, a connu hier une véritable chute libre, passant, en moins de 9 heures, de 13 secousses/heure à 1 secousse/heure.
En surface, tout reste calme: le dégazage est faible à modéré, et constant.
Dégazage du volcan Copahue
Dégazage normal au Copahue hier. Image : CIS

Bien que cette sismicité soit maintenant bien plus faible, les volcanologues considèrent que l'édifice est toujours dans un état instable.
Le SERNAGEOMIN maintient le niveau d'alerte volcanique à l'orange pour le moment.

Sources : SERNAGEOMIN

Pavlov, Etat-Unis, 2519 m

Depuis le retour de l'activité éruptive le 04 juin celle-ci est restée modérée. L'activité, sommitale, produit des panaches de taille modeste mais qui permettent aux cendres d'atteindre les 6000 m d'altitude environ. Les rapports de terrain sont inexistants et la présence d'une phase effusive (coulée) sur cette activité n'est que supposée à partir de l’imagerie satellitaire. Il est même possible, à la vue des photos, qu'il n'y ait pas, ou plus, de coulée actuellement.
Les images de l'activité proviennent des pilotes d'avions qui passent dans la zone ou des images satellites. L'AVO maintient le niveau d'alerte aviation à l'orange.

Activité explosive au volcan Pavlov
Activité explosive au sommet du Pavlov, le 10 juin. Image: Paul Logan, via AVO
Source : A.V.O


Après la faible activité explosive repérée avant-hier soir, l'édifice est retourné dans une phase de calme tout relatif. Car si en surface seul un dégazage tranquille est de nouveau visible, la sismicité, quand à elle, continue de monter tranquillement. Malheureusement le mauvais temps s'est installé sur la zone et il actuellement impossible de voir ce qui se passe.
Pour le moment, l'AVO maintient un niveau d'alerte aviation au jaune.

Source : A.V.O


L'activité reste globalement constante sur le Kilauea, marquée par les cycles d'inflation (arrivée de magma)/ déflation (libération du magma) (cycles "DI"). Elle se localise toujours sur deux sites: au sommet et sur la Rift-Zone Nord-Est (RZNE)

Au sommet, dans le pit crater du Halema'uma'u, l'activité se manifeste toujours par la présence du lac de lave dont le niveau varie avec les cycles DI.


lac de lave du volcan Kilauea
Le lac de lave du Halema'uma'u ce matin. Image : H.V.O

lac de lave du volcan Kilauea
Le même mais version "image thermique". Image : H.V.O
Sur la RZNE le magma arrive au niveau du Pu'u O'o (qui fête ses 30 ans ce mois de juin) mais ne sort pas pour le moment au niveau de son plancher.
Côté nord ce magma sort sous la forme d'une coulée, dite de "Kahaualeʻa 2" (Kahaualeʻa 1 s'est arrêtée plus tôt dans l'année) qui sort du Pu'u O'o en débordant de la lèvre nord. Assez rapidement elle s'enferme dans un système de tunnel de lave pour ne déboucher qu'environ 2 km plus au nord, où elle a commencé à brûler les arbres de la Kahaualeʻa Natural Area Reserve, sur la commune de Fern Forest.
Image dela coulée de lave Kahaualeʻa 2 du volcan Kilauea
Situation de la coulée Kahauale'a 2. Les zones cerclées localisent les incendies. La coulée fait environ 2 km de long sur cette photo. Image : H.V.O.

Côté nord-est le magma est toujours drainé par l'important réseau de fissures à la base du Pu'u O'o. Elles alimentent le champs de coulées de "Peace Day" qui reste enfermé en tunnel depuis le lieu d'émission jusqu'à proximité de la côte. Là, les coulées continuent d'entrer dans l'océan Pacifique en deux endroits, de chaque côté de la limite nord-est du parc national, où elles construisent peu à peu d'instables deltas de lave, zones particulièrement dangereuses (ce qui n'empêche pas les tours opérateurs de proposer l'approche par la mer des fronts de coulées en bateau, ou les touristes d'aller marcher sur lesdits deltas, au grand dam des autorités de l'île).



Sources : H.V.O.; Christopher Nicola (vidéo).

Tolbachik, Russie, 3682 m

L'activité éruptive se poursuit au Tolbachik, sans grand changement en surface. Un lac de lave, décrit fin mai, a pu être photographié d'hélicoptère dans le cône actif.

lac de lave au volcan Tolbachik
Le petit lac de lave bien brassé par le dégazage. Image : Volkstat.ru

Les rapports du KVERT indiquent que, depuis début juin, le trémor connait une phase de regain, certe modéré, mais qui a mis fin à une tendance entamée depuis fin mars. Je vous ais compilé cette évolution dans le graphique habituel, mis à jour.

Evolution du tremor du volcan Tolbachik
On voit nettement la phase de hausse du trémor entamée début juin. Image : Culture Volcan
Il faudra attendre pour voir si cette évolution se maintient ou si elle n'est que passagère car, à la lecture du graphique, on peut constater que ce type de regain a déjà eu lieu début mars et mi-mars.

Le niveau d'alerte est maintenu à l'orange par le KVERT.

Sources : KVERT; Volkstat.ru

5 juin 2013

Un point sur l'éruption du Tolbachik

L'activité éruptive se poursuit sur le Tolbachik. Le volcanologue russe Y.Demyanchuk rapporte sur son site web que, lors d'une mission menée fin mai, une équipe a pu constater une bonne alimentation des coulées.
L'information la plus intéressante reste toutefois la présence, dans le cône actif, d'un lac de lave de 20m de large environ, puissamment brassé par son dégazage. Des vagues hautes de 7 mètres ont été observées par les volcanologues sur place.
Ces derniers indiquent aussi qu'une activité explosive assez faible persiste sur ce cône.

Le satellite Landsat8 a pu capturer ce matin un image montrant l'extension actuelle de la principale coulée active. Le front de cette dernière se trouve actuellement à environ 5km au sud est du cône actif. L'image indique que le premier tiers au moins de cette coulée se trouve vraisemblablement enfermé dans un tunnel.

Image satellite Landsat 8 du volcan Tolbachik
Image Landsat8 prise ce matin. Image : USGS

D'un point de vue plus général, les données fournies quotidiennement par le KVERT indiquent que le trémor reste sur une tendance globalement décroissance, bien qu'il connaisse parfois des phases de hausse très courtes (pics). Le niveau d'alerte aviation est maintenu à l'orange.


Evolution du trémor du volcan Tolbachik
Évolution du trémor depuis le début de l'éruption. La tendance décroissante entamée fin mars se poursuit actuellement. Réalisé avec Generic Mapping Tools.

Sources : Volkstat.ru; USGS; KVERT

21 mai 2013

Tolbachik : le point sur la situation

L'éruption poursuit son bonhomme de chemin, mais sans grands changements. Si on regarde les choses dans leur globalité, l'activité continue de s’essouffler. La mesure quotidienne de l'amplitude du trémor (signal sismique associé à l'activité éruptive) montre en effet que, depuis fin mars, il garde une tendance descendante, très progressive après avoir été plutôt en hausse légère entre fin janvier et fin mars.

évolution du trémor du volcan Tolbachik
L'évolution du trémor mesuré par le KVERT, depuis le 1er novembre.

Si l'on compare cette évolution du trémor avec la sismicité générale, sous l'édifice, on peut noter que:
- une sismicité précurseur s'est manifestée dès début novembre entre 0 et 6 km de profondeur (par rapport au sommet de l'édifice, donc entre -2 et 4 km de profondeur sur le graphique ci-dessous)
- elle est restée importante après le départ de l'éruption et jusqu'aux environs du 10 décembre, puis s'est calmée. Elle est restée toutefois modérée jusqu'en mars.
- Le changement de tendance du trémor (fin mars) correspond une phase où la sismicité profonde devient aussi plus faible.

Evolution de la sismicité sous le volcan Tolbachik
L'évolution de la sismicité profonde sous le Tolbachik depuis le 01 novembre 2012. Les profondeurs sont calculées par le KVERT en positif par rapport au niveau de la mer: tout ce qui se trouve au-dessus du niveau 0 se retrouve en négatif.

Cette tendance à la baisse, couplée à une faible sismicité sous le volcan, indique que l'éruption, bien qu'elle se maintienne, continue de perdre de sa vigueur progressivement. Bien sûr il est impossible de dire quand elle touchera à sa fin mais il semble, au vue des données, qu'un arrêt à moyen terme (semaines?) soit l'évolution la plus probable actuellement (toujours sous réserve que la source profonde (à plus de 30 km) ne réapprovisionne l'éruption en cours, ce qu'il est impossible de prévoir).

Et actuellement? D'après les dernières observations réalisées sur le terrain le 16 mai par Y Demyanchuk, et d'après les mesures satellitaires, l'activité sur place se poursuit. Elle reste presque exclusivement effusive, l'activité explosive sur le cône étant réduite.
Les bulletins du KVERT continuent d'indiquer la présence de coulées sur les flancs sud, sud-est et

12 mai 2013

L'actualité volcanique - 12 mai 2013

Plotsky Tolbachik, Russie, 3682 m

La tendance globale de l'éruption en cours reste la baisse, tendance confirmée par une nouvelle baisse du trémor depuis hier. Dans son rapport de terrain édité fin avril, le volcanologue russe V.Demyanchuk avait constaté l'absence notable d'activité, tant sur le cône qu'au niveau des coulées. Des touristes sur place le 02 mai indiquaient par ailleurs que la coulée principale était bien stoppée. Cependant une image satellite prise le 01 mai montre clairement qu'une activité éruptive était alors toujours en cours, mais uniquement sur le cône et au front de quelques coulées. Cette apparente contradiction, entre observation de terrain et données satellites, s’explique facilement par une progression des coulées en tunnels, ce qui les rend invisibles au regard: les touristes n'ont tout simplement pas eu conscience que les coulées étaient toutes proches.

L'activité éruptive vue le 1er mai par EO1-ALI.





Par la suite, l'activité semble avoir repris de la vigueur, à priori à partir du 04 mai. Dès le 05 mai, V Demyanchuk décrit à nouveau, au niveau du cône actif, des projections qui montent jusqu'à une centaine de mètres de hauteur. A en croire la traduction automatique (pas toujours très précise), de nouvelles coulées seraient parties depuis le cône vers le nord est.

Cette recrudescence est synchrone d'un léger regain de sismicité dans la zone qui pourrait avoir accompagné une remontée de magma.

Sismicité du nord-kamchatka, entre les 04 et 10 mai. Le Tolbachik est à gauche. Données : EMSD

1 mai 2013

Tolbachik: le point sur l'éruption.

L'activité volcanique au Tolbachik se poursuit. Le trémor reste globalement assez élevé bien qu'il connaisse des variations importantes de son amplitude. En surface toutefois, les phénomènes sont au plus bas, comme le montre bien la webcam installée à Kosyrevsk.
Cette image prise hier ne montre plus qu'une faible incandescence au niveau du cône actif

Cette forte baisse de l'activité éruptive est attestée par un rapport de terrain édité par Mr Y.Demyanchuk. Sur place le 29 avril, ses collaborateurs et lui ont pu observer l'absence de coulées actives. Ils ont aussi noté l'absence d'activité éruptive au niveau du cône ce jour-là ce qui suggère que l'incandescence visible sur la webcam est résiduelle. Le MODVOLC continue toutefois de relever de très hautes températures au niveau du champs de coulées qui s'est mis en place sur le versant est du Tolbachinsky Dol ces dernières semaines.


Au vu de l’importance que garde le trémor pour le moment, les volcanologues russes ne sont pas encore décidés à déclarer la fin de l'éruption et le niveau d'alerte reste à l'orange. Mais le déclin régulier de cette dernière observé depuis le début de l'année ne laisse que peu de doutes quand à un arrêt à court ou moyen terme. Il est toujours possible d'imaginer qu'une réalimentation en magma vienne perturber cette probable évolution, cependant la sismicité profonde dans la zone est au plus calme depuis une quinzaine de jours et, pour le moment, rien ne semble s'annoncer de ce côté-là.