L'éruption poursuit son bonhomme de chemin, mais sans grands changements. Si on regarde les choses dans leur globalité, l'activité continue de s’essouffler. La mesure quotidienne de l'amplitude du trémor (signal sismique associé à l'activité éruptive) montre en effet que, depuis fin mars, il garde une tendance descendante, très progressive après avoir été plutôt en hausse légère entre fin janvier et fin mars.
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L'évolution du trémor mesuré par le KVERT, depuis le 1er novembre. |
Si l'on compare cette évolution du trémor avec la sismicité générale, sous l'édifice, on peut noter que:
- une sismicité précurseur s'est manifestée dès début novembre entre 0 et 6 km de profondeur (par rapport au sommet de l'édifice, donc entre -2 et 4 km de profondeur sur le graphique ci-dessous)
- elle est restée importante après le départ de l'éruption et jusqu'aux environs du 10 décembre, puis s'est calmée. Elle est restée toutefois modérée jusqu'en mars.
- Le changement de tendance du trémor (fin mars) correspond une phase où la sismicité profonde devient aussi plus faible.
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L'évolution de la sismicité profonde sous le Tolbachik depuis le 01 novembre 2012. Les profondeurs sont calculées par le KVERT en positif par rapport au niveau de la mer: tout ce qui se trouve au-dessus du niveau 0 se retrouve en négatif. |
Cette tendance à la baisse, couplée à une faible sismicité sous le volcan, indique que l'éruption, bien qu'elle se maintienne, continue de perdre de sa vigueur progressivement. Bien sûr il est impossible de dire quand elle touchera à sa fin mais il semble, au vue des données, qu'un arrêt à moyen terme (semaines?) soit l'évolution la plus probable actuellement (toujours sous réserve que la source profonde (à plus de 30 km) ne réapprovisionne l'éruption en cours, ce qu'il est impossible de prévoir).
Et actuellement? D'après les dernières observations réalisées sur le terrain le 16 mai par Y Demyanchuk, et d'après les mesures satellitaires, l'activité sur place se poursuit. Elle reste presque exclusivement effusive, l'activité explosive sur le cône étant réduite.
Les bulletins du KVERT continuent d'indiquer la présence de coulées sur les flancs sud, sud-est et