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9 mai 2021

Un point sur l'activité aux volcans Krysuvik-Trölladyngja, Nevados de Chillàn et Nyamulagira

 Krysuvik-Trölladyngja, Islande, 379 m

Ces derniers jours ont été marqués par un mixe entre changement et stabilité.

Stabilité parce que le dernier pointage du débit ne montre pas de variation significative (7,3m3/s le 03 mai, toujours dans la moyenne observée depuis le début de l'éruption).

Changement parce que le régime éruptif a connu une modification aussi brusque que drastique.

3 mars 2021

Volcan Sinabung : un point sur la spectaculaire séquence du 02 mars

Car vous savez probablement déjà qu'hier en cours de matinée se sont mis en place une série d'importants écoulements pyroclastiques, à l’origine d'images assez spectaculaires. Mais comme très souvent "images spectaculaires" n'est pas forcément synonyme d'"éruption violente", alors que s'est-il passé?

19 janvier 2021

Un point sur la situation au volcan Sarychev Peak (mis à jour)

Sarychev Peak, dans l'archipel des îles Kouriles, fait partie de la longue liste des édifice volcanique éloignés, isolés, sans système de surveillance intégrée. Et donc, par défaut, les données satellites sont les plus pertinentes pour tenter de faire un suivi de ce qu'il s'y passe.

Et depuis peu, les signaux d'une activité plus intense semblent se multiplier.

12 janvier 2021

Un point sur la situation au volcan Merapi (mis à jour)

C'est la surprise de ce début 2021 : une activité éruptive a débuté au Merapi. Et elle n'a pas du tout démarré violemment puisque, pour l'heure, elle reste une activité de très faible ampleur, caractérisée par des avalanches de blocs chauds.

17 décembre 2020

Éruptions de magmas ultravisqueux : l'activité explosive peut être à l'origine des coulées visqueuses

Lors d'une éruption volcanique, grosso modo, il y a deux situations qui peuvent se produire, simultanément ou non, pour le magma : il peut sortir fragmenté par la formation de bulles de gaz et on parle alors d'activité explosive, et/ou il peut sortir non fragmenté (peu ou pas de bulles de gaz), sous la forme d'une masse continue (coulée de lave ou dôme) et on parle alors d'activité effusive (et même plutôt extrusive dans le cas de la formation du dôme, en l'occurence).

8 octobre 2018

Le point sur l'activité des volcans Barren Island et Soputan

Barren Island, Inde, 354 m

L'activité éruptive qui a débuté vers le 27 septembre se poursuit actuellement et semble rester sur un mode mixte effusive-explosive. La coulée de lave qui avait commencé à progresser sur le flanc sud n'est plus alimentée : elle a été remplacée par une seconde coulée sur le flanc sud

17 février 2018

Un gigantesque dôme de lave découvert au Japon

Les dômes de lave sont des formes volcaniques très répandues à la surface de la Terre, et que l'on peut trouver dans différents contextes volcaniques:

- ils peuvent être monogéniques, c'est-à-dire fabriqués par une seule éruption*. C'est le cas pour les dômes de la Chaîne des Puys par exemple (Puy de Dôme, Cliersou, Grand Sarcouy etc.).

- ou se former sur le flanc des stratovolcans (l'éruption du Kadovar en Papouasie Nouvelle-Guinée étant un bel exemple, d'actualité qui plus est), ou au sommet desdits stratovolcans, comme au Sinabung, au Saint Helens, à la Montagne Pelée ou à la Soufriere de Saint Vincent, Soufriere de Guadeloupe, Kelut, Soufriere Hills, Nevados de Chillàn (toujours pur rester dans l'actu) et j'en passe et des meilleurs....

- ou se former à proximité (ou à l'intérieur) les calderas, comme c'est le cas de celui qui nous intéresse dans ce post (et c'est important, vous verrez pourquoi).

7 décembre 2017

Le point sur l'activité des volcans Etna, Villarrica, Klyuchevskoy et Agung

Etna, Italie, 3324 m

L'activité reste actuellement plutôt calme sur l'Etna mais la colonne de magma n'est jamais loin à l'intérieur de l'édifice. Elle se trouve même probablement à très très faible profondeur ce qui se manifeste par la présence, permanente, de températures extrêmement hautes sur quelques évents. Par ailleurs des changements notables ce sont produits ces dernières semaines, qui ont attiré l'attention des volcanologues de l'INGV.

17 juin 2017

Activité en hausse sur le volcan Bezymianny

Et bien en ce moment ça bouge dans le nord du Kamchatka car après le retour d'abondantes et continues émissions de cendres sur le Klyuchevskoy, la puissante activité explosive du 15 juin au Sheveluch, voilà maintenant que c'est au tout du Bezymianny d'être le siège d'une activité soutenue. Ces trois volcans font tous partie de ce que l'on appelle "le groupe du

5 octobre 2016

L'intensité de l'activité du volcan Colima décline (màj: augmente à nouveau!)

C'est plutôt une bonne nouvelle pour toutes celles et ceux qui vivent à proximité de l'édifice: tous les signaux montrent pour le moment une décroissance se l'intensité de ce pic d'activité, dont le démarrage a été particulièrement rapide.

29 juillet 2015

La nouvelle extrusion du volcan Shiveluch (ou Sheveluch)

Voilà un édifice dont on n'a plus entendu parler depuis quelques temps déjà. Nous l'avions quitté à partir de la seconde quinzaine d'avril, alors qu'il traversait une phase assez active avec des explosions assez fortes tous les jours, et même plusieurs fois par jour, ce qui n'est pas très fréquent sur ce volcan. Puis le calme était revenu et, depuis, plus vraiment de nouvelles. Ne se passait-il vraiment plus rien?

8 mai 2014

Suivre le tempo des dômes pourrait améliorer la surveillance des volcans

C'est une étude qui vient d'être publiée dans la revue Nature Géoscience qui nous plonge au cœur des conduits magmatiques, pour aller chercher les détails qui font avancer la compréhension de mécanismes complexes qui se déroulent lors de l'éruption de magmas visqueux.
L'étude de ce type de magma est essentielle en terme de prévention car ce sont eux qui génèrent les aléas (phénomènes) volcaniques les plus violents. Et par conséquent, le plus de risques pour les éventuelles populations proches.
Tenter de percer les mystères des mécanismes qui se mettent en place avant et pendant une activité éruptive à magma visqueux est donc un enjeu majeur pour la surveillance et, in fine, pour la protection des populations.

Pour commencer ce post, comparons la musique et la sismicité. Toutes deux ont un point commun fondamental: elles sont constituées d'ondes. Qu'elles soient musicales ou sismiques, ces dernières contiennent dans leur "structure", leurs caractéristiques (telles que fréquence, amplitude etc.) des informations sur la source qui les produits.
Faisons une analogie: on peut assez facilement faire la distinction entre le son d'un instrument à corde et celui d'un instrument à percussion, en raison des caractéristiques des ondes sonores qu'ils produisent. Mais c'est aussi parce qu'on nous avons vu ces instruments produire les sons que nous pouvons faire cette distinction sans trop de problèmes. C'est ce point qui est fondamentalement différent avec les ondes sismiques.
Car sur les volcans on enregistre des ondes mais leur(s) source(s), le ou les instrument(s) qui les génèrent en quelque sorte, est souterraine donc invisible. Les spécialistes tentent donc de les identifier

7 février 2014

Volcan Tungurahua et Sinabung: on fait le point

Sinabung, Indonésie, 2460m

L'activité éruptive reste modérée au Sinabung et largement dominée par l'extrusion lente de la coulée épaisse. La progression de cette dernière est visible grâce à certains détails, en particulier les fréquents petits éboulements qui se produisent à son front, sur ses bords et sa surface. Depuis mon post du 02 février elle a peu progressé (pointillés blancs sur l'image ci-dessous). Bien que cela soit encore très peu visible sur les images, il semble que la topographie l'oblige maintenant à se scinder en deux lobes: l'un en direction du Sud-Est (pointillés rouges), l'autre vers l'Est-Nord-Est (pointillés verts). La plate-forme où se sont déposés les écoulements pyroclastiques n'est en effet pas si plate que ça: une légère crête se trouve juste au débouché de la ravine, maintenant remplie par la coulée. C'est cette crête qui obligeait notamment les écoulements pyroclastiques à dévier leur course vers le sud-est au cours du moins de janvier, avant que la coulée ne remplisse complètement la ravine.

Progression de la coulée visqueuse du volcan Sinabung, 03 au 07 février 2014
Progression de la coulée visqueuse entre les 03 et 07 février. Images: VSI/PVMBG
Les écoulements pyroclastiques sont toujours présents mais extrêmement rares: j'en ais comptabilisé 2 sur 5 jours d'assez importants, pour les images de jours seulement (on peut imaginer que le rythme est la même la nuit....). De cela on peut déduire que la masse que constitue la coulée est globalement stable.
Ceci ne veut en rien dire que des écoulements pyroclastiques volumineux ne peuvent pas se produire. La possibilité existe toujours et, vu la très faible fréquence actuelle, de ces écoulements le risque est accru: on a en effet l'impression d'une situation apaisée alors même que la masse deal coulée reste en mouvement. Tant que l'extrusion se poursuit, le risque d'écoulement pyroclastique est présent.
L'un d'entre eux s'est produit justement aujourd'hui. D'ampleur modérée c'est à priori le plus volumineux qui se soit produit depuis l'écoulement meurtrier du 01 février (en tout cas en journée: difficile de comparer avec ceux qui se sont produit la nuit...).

Une partie de la coulée s'effondre et donne un écoulement pyroclastique d'ampleur modérée. Image: VSI/PVMBG
Le PVMBG a indiqué qu'il serait bon que les personnes qui ont été évacuées de Suka Meriah, Simacem et Bekerah (1255 personnes au total), tous trois dans la zones devenue particulièrement dangereuses depuis le 30 janvier (les 16 victimes du 01 février ont été tuées à Suka Meriah) soient relogées en priorité par les mesures d'aide proposées par le gouvernement. La zone est en effet affectée pour longtemps par les dépôts de cendres, maintenant assez épais, qui ont détruit de vastes zones agricoles et des habitations. L'idée est soutenue par le BNPB, organisme indonésien en charge de la gestion des catastrophes.


La coulée visqueuse du volcan Sinabung
La coulée visqueuse du Sinabung (date précise indéterminée, mais début février) vue du nord-est. Image: Ddedi Sahputra / EFE

Mise à jour 08 février

La NASA a publié un couple d'image satellites qui permet de voir la différence avant-pendant l’éruption. On voit distinctement les dépôts d'écoulements pyroclastique, ainsi que la coulée visqueuse qui se met actuellement en place sur le versant est.

A voir absolument

Tungurahua, Equateur, 5023 m

Après le paroxysme du 01 février, plusieurs routes ont été coupées, donc celle qui relie Penipe à Baños, qui est extrêmement exposée. Les autorités ont engagé le déblaiement de cette route essentielle pour les échanges économiques car une partie de la production agricole locale est vendue à Riobamba et Ambato.
Côté éruption l'activité reste très intense. Depuis le 03 janvier le volcan alimente presque en permanence une émission de gaz et cendres qui se manifeste sous la forme d'un panache qui monte jusqu’à environ 3000m de hauteur. Cette activité constante et modérée est parfois entrecoupée de phases plus explosives qui donnent naissance à des panaches bourgeonnants. Ces phases plus actives, correspondant à l'expulsion d'un magma plus concentré en gaz, sont accompagné d'un son décrit par les volcanologues comme proche de celui d'une locomotive à vapeur (tchou-tchou, "chug-chug"dans le rapport spécial émis par l'IGEPN).

Panache de cendres du volcan Tungurahua, 06 février 2014
Panache bourgeonnant vu depuis l'observatoire en fin de journée,hier. Image: IGEPN.

Et pour celles et ceux qui ne me suivent pas (encore) sur twitter, voilà une vidéo spectaculaire que j'ai faite passer par ce média. Elle est prise depuis la route toute neuve (elle fut détruite par un écoulement pyroclastique meurtrier en août 2006 et était encore en travaux en janvier 2008) qui part de Baños, vers la gauche de l'image à Penipe vers la droite et Ambato, vers la droite.



Sources: VSI/PVMBG; Jakarta Post; Ddedi Sahputra / EFE; compte youtubede Diego Coka; IGEPN; NASA

5 septembre 2013

Un point sur la situation au Kizimen

L'activité sur ce volcan garde les même caractéristiques globales depuis plusieurs mois. L'éruption est alimentée par l'extrusion lente d'une lave hypervisqueuse qui, sortant déjà solide du sommet, produit une aiguille de lave. Cette dernière est en mauvais état du fait d’effondrements récents. Elle se présente en particulier fendue en deux parties dont l'une semble incroyablement fine. 

Aiguille de lave sur le volcan Kizimen, 05 septembre 2013
L'aiguille de lave sommitale est toujours là. Image : KVERT
Sa présence pour autant ne semble pas gêner le dégazage car il n'y a aucune activité explosive associée à sa présence.
Par "activité explosive" j’entends la formation de panaches verticaux, produits par une trop forte pression dans la cheminée, non pas ceux libérés lors de la progression d'écoulements pyroclastiques, panaches dits "copyroclastiques".
Ces derniers, à contrario, restent sur le Kizimen assez fréquents, alimentés par l'instabilité de l'aiguille. La petite nouveauté les concernant c'est qu'ils se produisent à nouveau dans le couloir sud-est, qui n'avait plus été affecté depuis des mois.
En effet, tout au long de cette année on a vu les écoulements pyroclastiques affecter successivement tous les couloirs de la moitié est du stratovolcan, depuis le sud-est jusqu'au nord-est (celui qui fait presque face à la webcam).

Ecoulement pyroclastique sur le volcan Kizimen, 05 septembre 2013
Ecoulement pyroclastique dans le couloir sud-est ce matin. Image : KVERT
En raison de cette activité éruptive constante, quoique relativement stable pour le moment, le KVERT maintient un niveau d'alerte aviation à l'orange.

MàJ

La nuit est tombée sur le Kizimen et permet de voir ce que les nuages qui ont occupé le sommet pendant la journée ont masqué: les avalanches de blocs et, probablement, quelques écoulements pyroclastiques, se produisent aussi dans le couloir nord-est. Deux couloirs sont donc affectés actuellement par l'instabilité de l'aiguille sommitale. Ils se trouvent en réalité de chaque côté de la coulée visqueuse qui s'était mise en place entre fin 2010 et mi-2012.

Avalanche de blocs sur le volcan Kizimen, 05 septembre 2013
Débris incandescents d'une avalanche de blocs issus de l'effritement de l'aiguille. Image : KVERT

Source : KVERT