Ahyi, Archipel des Mariannes, -137m
Mise à part quelques détails précisés dans le bulletin hebdomadaire du Global Volcanism Program, rien ne permet pour le moment d'avoir plus de précisions sur ce qui se passe dans les eaux du Pacifique qui bordent les îles de l'archipel des Mariannes.
Les images satellites prises hier et aujourd'hui ont permis de noter qu'il n'y a en tout cas rien de suspect à la surface, ce qui ne veut pas dire qu'il ne se passe (plus) rien. En milieu marin profond, une éruption d'ampleur modeste à forte peut rester invisible, ses gaz se dissolvant dans l'eau avant d'arriver à la surface, tout comme les particules, qui peuvent resédimenter sur le plancher océanique sans avoir vu la lumière du jour. Seule une éruption très violente, de type
Tangaroaïenne (Rotella et al, 2013), peut en effet avoir des répercussion en surface, en particulier via les immenses radeaux de ponce, qui sont susceptible d'avoir un impacte économique, via les problèmes engendrés sur les bateaux (hélices, coque etc) et sur les routes de transport maritime.
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| Les deux seules images satellite par temps clair de cette semaine ne montrent rien de particulier à la surface, ce qui suggère que l'éruption se déroule à grande profondeur. Images: MODIS/NASA |
La présence de signaux sismiques et acoustiques, tout comme les ondes de chocs ressenties par des