Le système volcanique nommé "Marapi" (Sumatra), dont vous aurez probablement déjà lu 1000 fois ces derniers jours qu'il ne faut pas le confondre avec le Merapi (Java, ça fait donc 1001 fois au moins maintenant), fait partie des édifices:
1- qui sont surveillés
2- pour lesquels il y a une carte de risques
3- qui sont une destination prisée des randonneurs Indonésiens notamment, mais...
4- dont le fonctionnement n'a pas encore été étudié à fond. Avant de parler des tristes événements du 03 décembre je vais donc faire un résumé sur ce que l'on connait de ce système volcanique... autant dire pas grand chose.
C'est un triste nouvelle qui fait écho à un commentaire laissé sur mon post du 11 mai. L'un(e) des lecteurs du blog avait alors rédigé un complément important qui indiquait alors que des Indonésiens avaient décidé de retourner vivre dans les villages évacués, situés en zone de très haut danger, parce qu'ils en avaient assez des camps d'évacuation.
Le Mayon a été le siège ce matin (08:00, heure locale) d'une activité phréatique au niveau de son cratère sommital. Le PHIVOLCS indique qu'elle a duré 73 secondes, produisant un panache de cendres gris-marron. Ce dernier s'est élevé à quelques centaines de mètres de hauteur avant d'être emporté par le vent.
Le panache de cendres du Mayon, ce matin; copyright patrouilleur Joseph de Leon Advincula
Le malheur dans cette histoire c'est que cette unique explosion phréatique à conduit à la mort d'au moins 4 personnes (certaines infos parlent de 5 personnes) et au secours de 15 autres. Toutes étaient parties pour un trek accompagné, organisé par un tour opérateur. Ils ont été surpris par l'éruption au niveau du camp2 (sous le sommet), alors même que le PHIVOLCS indique n'avoir observé aucune activité sismique anormale. L'un des guides compte parmi les victimes.
Les autorités ont immédiatement mis en place la zone d'interdiction de 6 km autour du sommet mais le PHIVOLCS, qui n'observe ni changement d'activité au niveau de la sismicité ni déformations, n'a pas élevé le niveau d'alerte, qui reste à 0.
MàJ 10h17: les secours mobilisent actuellement deux hélicoptères de l'armée et au moins 70 personnes entrainées aux secours en montagne. L’objectif est bien sûr de récupérer les survivants, blessés ou non, et de localiser les corps des victimes. D'après le journal Inquirer News, des ambulances mobilisées pour cette vaste opération de secours sont bloquées au pieds de l'édifice car des blocs de roche "gros comme des camions", peut-être des blocs descendus depuis le sommet, sont en travers des routes d'accès.